|Analyse| Actions citoyennes pour l’appropriation du français par les migrants


François Bouharmont et Cynthia Barré-Benoit
© Une analyse de l’IRFAM, Liège, 2020

Depuis quelques décennies, les pays d’Europe de l’Ouest, dont la Belgique, connaissent un renforcement des vagues migratoires qui, en raison d’une convergence de plusieurs facteurs socioéconomiques et politiques, attirent des populations de plus en plus hétérogènes à divers points de vue (Van Avermaet, 2012). Ainsi, la diversité culturelle et linguistique est désormais une composante inhérente de nos sociétés, notamment dans les métropoles. Cependant, plutôt que d’être mise en valeur pour ses effets bénéfiques, cette diversité fait régulièrement l’objet de débats autour de multiples «tensions en termes de cohésion sociale, d’intégration, de citoyenneté, d’identité, de culture et de langue, dont résulte une nouvelle perception de l’immigration et de l’intégration » (Van Avermaet, 2012, 153).

Tandis que s’accroit la demande pour des services d’aide à l’intégration destinés aux nouveaux arrivants, la réponse politique à l’immigration se durcit notablement et les États européens imposent de plus en plus de conditions à l’accord d’un permis de séjour ou à l’obtention de la nationalité du pays de résidence. L’on attend ainsi de la population étrangère qu’elle apprenne la ou les langue(s) majoritaire(s) et fasse la preuve de ses efforts pour s’intégrer socialement et professionnellement dans sa nouvelle société. En Wallonie, ces exigences sont d’ailleurs instituées dans le parcours d’intégration pour primo-arrivants, un dispositif obligatoire depuis 2014 (…) Pour accéder à l’analyse – Cliquez ICI

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