L’OIM insiste pour inclure les migrants dans le processus de vaccination contre la Covid-19


Depuis près d’un an désormais, la pandémie de Covid-19 affecte la population de la planète entière. La maladie elle-même, les restrictions qui en ont découlé, les implications politiques, économiques, sociales et culturelles qui ont impacté tous les rouages de la vie en société, aucun individu n’a été épargné par l’impact de cette crise sanitaire. Et ça a été tout particulièrement le cas des plus fragiles, parmi lesquels figurent les migrants.

À l’heure où les efforts et les attentions se resserrent autour de la phase de vaccination contre le virus, la question de la place des migrants dans ce processus se pose de façon aigüe. Au point que l’OIM (Organisation Internationale pour les Migrations) juge bon de s’exprimer officiellement sur le sujet, par le biais de son directeur général.

Peu connue du grand public, l’OIM est une organisation intergouvernementale basée à Genève. Elle a été fondée en 1951, mais n’est liée aux Nations Unies que depuis 2016. Avec 173 États membres (et 9 autres États ayant le statut d’observateur), avec des bureaux dans plus de 100 pays, l’OIM est dédiée à la promotion d’une migration humaine ordonnée pour le bénéfice de tous. Son credo est que « les migrations organisées, s’effectuant dans des conditions décentes, profitent à la fois aux migrants et à la société tout entière ».

Sur cette base, l’organisation a pour mission d’agir avec ses partenaires de la communauté internationale pour remplir quatre missions. La première est de contribuer à relever concrètement les défis croissants que pose la gestion des flux migratoires. La deuxième est de favoriser la compréhension des questions de migration. La troisième est de promouvoir le développement économique et social à travers les migrations. Et, enfin, la quatrième est d’œuvrer au respect de la dignité humaine et au bien-être des migrants. La Constitution de l’OIM reconnaît « le lien entre la migration et le développement économique, social et culturel » et plaide pour le droit à la liberté de mouvement.

Un droit universel… indépendamment du statut légal

À l’heure, cruciale pour le monde, de la phase de vaccination contre la Covid-19, l’OIM a tenu à se positionner d’emblée dans l’inévitable débat autour de la question des publics prioritaires – et, conséquemment, potentiellement exclus – de ladite vaccination. Dans une courte vidéo qui vient d’être postée sur Youtube (et qui est également visible sur le site Internet de l’organisation), le directeur général de l’OIM, le Portugais Antonio Manuel de Carvalho Ferreira Vitorino, s’exprime sans équivoque sur la priorisation des plans de vaccination.

L’homme affirme en l’occurrence : « Nous considérons que l’accès aux soins de santé est un droit universel, un droit lié à la dignité de la personne humaine. Donc, nous soutenons, comme nous l’avons fait depuis le début de cette pandémie, que le migrant, indépendamment de son statut légal, doit avoir accès aux soins de santé. Y compris maintenant au processus de vaccination. » Et d’ajouter avec fermeté : « Il est de la responsabilité de chaque État membre de garantir cet accès. Il ne s’agit pas de créer un statut de privilège, mais il s’agit de traiter tout le monde sur un pied d’égalité. Non seulement parce que c’est un droit fondamental de l’être humain, mais aussi parce que c’est dans l’intérêt de toute la communauté d’accueil dans son ensemble. » Un message dont le contenu revêt toute son importance à un stade charnière de l’évolution de la crise pandémique…

Dominique Watrin

Pour plus d’informations sur l’OIM : https://www.iom.int/fr Pour revoir le message vidéo de l’OIM à propos de la vaccination : https://www.youtube.com/watch?v=xG2r_PhZzHA&feature=youtu.be


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