Le SeTIS wallon, un service qui se réinvente…


… autour de la notion
de distance, sur fond de lutte contre la pandémie

Pandémie de Covid oblige, l’ensemble des acteurs, qu’ils appartiennent au monde économique, politique, social ou culturel, ont été obligés de se réinventer, tant en termes de pratiques que de méthodes. Dans le secteur associatif, ça a été le cas du SeTIS wallon, le service d’interprétariat social en Wallonie qui, comme d’autres, a vu ses missions fortement impactées par le confinement, le gel de quantité d’activités et la mise en léthargie de nombreux organismes. La clé de sa réinvention : comme pour beaucoup, l’action à distance.

Pour rappel, le SeTIS wallon est officiellement un outil de politique publique en matière de cohésion sociale, d’égalité des chances, de lutte contre les discriminations et d’intégration des populations immigrées en Wallonie. Plus concrètement, c’est un acteur dont la raison d’être est la compréhension entre les intervenants de première ligne et les bénéficiaires des services.

Sur le terrain, le SeTIS wallon met une équipe d’interprètes professionnels à la disposition des intervenants des services publics et des associations travaillant avec un public étranger en Wallonie. Ces interprètes disposant de compétences spécifiques servent à faciliter la communication et la compréhension entre les deux parties concernées, c’est-à-dire entre les personnes d’origine étrangère, et tout service public ou organe associatif travaillant dans le secteur du non marchand.

En termes de chiffres, le SeTIS wallon, c’est donc 22 langues, plus de 30 interprètes et 45 collaborateurs disponibles pour pas moins de 15000 déplacements effectués annuellement. Et c’est sur ce dernier point que la pandémie a fortement impacté le travail quotidien du service d’interprétariat social wallon.

Des déplacements qui deviendront exceptions

Quand on se désigne « interprète en milieu social », il est un mot qui bloque avec l’arrivée du (re)confinement que l’on connaît, c’est « social ». Les contacts étant réduits à leur plus simple expression pour enrayer la pandémie de Covid-19, leur volet déplacement qui s’ajoute à ceux par permanence, par téléphone et par visioconférence, au sein des quatre types de prestation du service, tombe à l’eau de facto. Et c’est sur ce point que le SeTIS wallon s’est trouvé dans l’obligation de se réinventer, d’ouvrir de nouvelles pistes de travail ou de modeler celles existantes. Et, pour ce service, la solution évidente a été de généraliser les prestations à distance.

Le raisonnement qui fait aujourd’hui le slogan du service est le suivant : « Les déplacements étaient compliqués et coûteux. Aujourd’hui, ils sont impossibles. Demain, ils seront l’exception. » Tant dans son intitulé que dans sa philosophie, cette approche laisse entendre que, dans le fonctionnement du SeTIS wallon, il y aura à coup sûr un avant et un après pandémie, avec l’argument sous-jacent que distance physique ne signifie pas distance sociale. Un constat général qui inaugure de toute évidence une nouvelle manière de travailler qui s’appuie sur une série de constats.

Les avantages énumérés pour expliquer cette nouvelle formule contiennent trois arguments de bonus ajouté et trois d’atouts maintenus. Sur le premier plan, il y a l’augmentation du nombre de prestations possibles, de la souplesse dans l’organisation des rendez-vous et la palette de moyens de communication mis à disposition. Au sein des seconds arguments prennent place la diminution des frais, le faible niveau des tarifs en vigueur et le soutien logistique et/ou informatique prodigué.

Des traductions des mesures Covid

Dans les faits, le SeTIS propose donc des tarifs extrêmement bas pour cinq types d’intervention en matière de traduction et interprétariat. Les deux premiers sont l’interprétariat par téléphone et par visioconférence. Les trois autres sont la traduction de document écrit (courant, c’est-à-dire non scientifique, juridique ou technique), de capsule audio ou de capsule vidéo, un deuxième volet réalisé sur base de devis.

Pour l’heure, afin de coller au plus près de l’actualité brûlante du moment, le SeTIS wallon s’est attelé à la tâche de traduire les mesures de précaution et les décisions du gouvernement liées à la lutte contre le coronavirus. L’idée maîtresse de cette initiative est que les personnes réfugiées, migrantes et « trans-migrantes » ont droit à l’accès à l’information pour être à même de se protéger eux-mêmes et de protéger les autres.

L’équipe du service a donc réalisé des traductions de ces informations dans les langues les plus utilisées sur notre territoire. Ces informations existent en format texte et en format vidéo et sont gratuitement disponibles via le site Internet de l’asbl. La version texte existe en 17 langues : albanais, anglais, arabe, dari, espagnol, farsi, français, italien, lingala, pachto, polonais, roumain, russe, serbe, somali, swahili et turc. La version vidéo est, elle, disponible en 13 langues : albanais, anglais, arabe, arménien, dari, espagnol, farsi, ourdou, pachto, russe, somali, tchétchène et turc.

En découvrir plus sur les supports proposés récemment par le SeTis :

Dominique Watrin

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